Chroniques sociales d'un français au Japon
Un jour ou l’autre, nous allions tous mourir et une fois nos corps emportés et enfouis dans la terre, seuls nos amis et nos familles sauraient que nous avions vécu. Nos morts ne seraient pas annoncées à la radio, ni à la télévision. Il n’y aurait pas de notices nécrologiques dans le New York Times. On n’écrirait pas de livres sur nous. Cet honneur-là est réservé aux puissants et aux célébrités, aux gens d’un talent exceptionnel, mais qui se soucierait de publier les biographies des gens ordinaires, de ceux qu’on ne chante pas, de ceux qu’on rencontre dans la rue tous les jours de la semaine et qu’on ne prend même pas la peine de remarquer ?" - Paul Auster - Brooklyn Follies
Camarades bloggers et lecteurs,
Bonne année du Dragon à tous ! Les autres japonais reprend vie peu à peu même si les thèmes abordés ne pourront échapper à la situation actuelle qui renchérit le quotidien de nos soucis. C'est ainsi qu'est le Japon depuis le 11 mars 2011. Mais les autres japonais restent ce qu'ils sont, des gens ordinaires comme vous et moi, comme nous tous. Et plus encore, cette année où le pays tente de reprendre pied, les intempéries de Mère Nature nous ont rappelé combien nous étions, tous sans exception, unis dans le drame et l'impuissance, des hommes, des femmes et des enfants, et rien de plus.
Les autres japonais n'a qu'un thème central, celui de vous parler de ceux dont on ne parle pas au Japon, ceux que l'on ne regarde pas, que l'on ne voit pas et que pourtant nous croisons tous les jours
Giyo Chan

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